Jean-Paul CHAMBAS

 

« Certains ont dit, pour se moquer de moi, que j’étais un conceptuel. Ce n’est pas si faux. Je mets beaucoup plus de temps à penser un tableau qu’à le peindre. Chaque fois, c’est une enquête. Que ce soit Kafka, Lowry ou Rimbaud, je veux tout savoir d’eux. Pour tout oublier. J’ai besoin du sujet pour me l’approprier, et après je le tue. Le sujet, au fond, n’est qu’un prétexte à peindre. A la sortie, si c’est réussi, la peinture doit bouffer le sujet. C’est un combat. Voilà, c’est ça, mon boulot : d’abord une enquête, ensuite un combat. » Jean-Paul Chambas

Chambas se force à maintenir ses questionnements pour nous prouver et se prouver sans aucun doute que « son art » est la clef qui ouvre et qui ferme ses peurs, seules rassurantes pour sa peinture.

Je reste confondu par son refus de la facilité, fait d’insouciance autant que de rigueur, fi dèle à des dogmes mystérieux connus de lui seul.

Chaque nouveau tableau devient ainsi un nouveau problème à résoudre. Cette quête lucide et orgueilleuse lui permettra d’éviter l’ennui tant redouté de la répétition, de la manière.
Chambas a un style. Il ne sait pas faire autrement.

Michel Archimbaud

> Les estampes de Jean-Paul Chambas